À l’occasion de la sortie du film Backrooms, retour sur la naissance d’un cauchemar numérique devenu phénomène mondial.
Il y a des moments où l’on se dit qu’internet est réellement une civilisation à part entière, avec ses mythes fondateurs, ses récits collectifs, et ses rituels obscurs qui n’ont aucun sens pour quiconque n’a pas passé un minimum de temps dans les tréfonds des forums anglophones. Les Backrooms, c’est l’un de ces mythes.
Une légende urbaine numérique qui a démarré sur un forum chaotique où se croisent folklore internet, humour absurde et récits anonymes, a été transformée en chef-d’œuvre vidéo par un adolescent de 16 ans dans sa chambre, et se retrouve aujourd’hui au cinéma avec un budget A24, deux acteurs oscarisés et 262 millions de dollars de recettes mondiales. Résumé comme ça, ça ressemble à une blague. Et pourtant.


