Pixar remet une pièce dans la machine à larmes. Et forcément, on se redresse comme si on avait entendu “You’ve Got a Friend in Me” dans un supermarché.
Le problème, c’est que Toy Story 4 avait déjà rangé tout le monde dans une très belle boîte émotionnelle avec couvercle premium.
Alors oui, l’envie est là. Mais l’angoisse du sequel de trop aussi.
🧸 Pitch rapide
Cette fois, le concept officiel tient en trois mots : “Toy meets Tech”.
Buzz, Woody, Jessie et le reste de la bande voient leur mission compliquée par ce qui obsède désormais les enfants : l’électronique.
Dans la bande-annonce, Bonnie reçoit Lilypad, une tablette high-tech doublée par Greta Lee, et les jouets comprennent qu’ils ne sont plus les seuls à se battre pour l’attention d’un enfant.
Oui, le grand ennemi de Woody, en 2026, c’est potentiellement un iPad avec des opinions.
✅ Pourquoi on a très envie d’y retourner
Le premier argument, c’est bêtement la franchise elle-même.
Toy Story, c’est le Marvel des gens qui savent encore ressentir quelque chose sans post-générique.
Quatre films, une réputation presque insolente. Et cette capacité rare à parler d’enfance, de jalousie, de vieillissement et de transmission sans prendre le spectateur pour une peluche sans piles.
Quand Pixar revient là-dessus, on écoute. Même en râlant.
🎬 Une vraie équipe Pixar derrière le projet
Deuxième point : l’équipe créative n’est pas là pour faire de la figuration.
Andrew Stanton réalise, Kenna Harris co-réalise, Lindsey Collins produit, et Randy Newman revient à la musique. En clair, ce n’est pas une suite envoyée à la chaîne comme une pizza surgelée un soir de flemme.
Sur le papier, il y a du vrai savoir-faire Pixar, du genre qui peut te faire rire avec une fourchette et pleurer avec un nounours en cinq minutes chrono.
📱 Woody contre la technologie : idée brillante ou piège boomer ?
Troisième bonne raison : la promesse “jouets contre technologie” est simple, mais pas idiote. Elle est même assez brillante si le film ose aller au bout.
Parce que oui, voir Woody affronter une tablette nommée Lilypad, c’est à la fois absurde, très 2026 et presque un documentaire social sur l’enfance contemporaine.
Si Pixar dose bien, ça peut être drôle, mélancolique et un peu vachard. Donc parfait.
🚀 Le retour de Woody et Buzz
Et puis il y a la réunion Woody/Buzz.
La bande-annonce vend clairement ce retour comme l’événement émotion du film, sept ans après Toy Story 4.
C’est du fan service ? Évidemment. Mais du fan service de qualité supérieure, comme un vieux jouet retrouvé dans un carton qui te détruit le cœur sans même forcer.
❌ Pourquoi on peut aussi lever un sourcil méfiant
Le contre-argument principal, c’est que Toy Story 4 avait déjà une vraie fin. Une belle fin. Une fin adulte. Une fin qui disait quelque chose.
Revenir encore une fois, c’est prendre le risque du “dernier tour de piste” qui devient une tournée d’adieux façon groupe culte qui annonce sa retraite tous les trois étés.
À un moment, il faut soit avoir une idée énorme, soit rester dans la boîte.
⚠️ Attention au syndrome “c’était mieux avant”
Autre sujet de méfiance : le thème “les écrans volent l’attention des enfants” peut vite tourner au discours de tonton Facebook avec son mug : “c’était mieux avant”.
Pour l’instant, la bande-annonce laisse espérer quelque chose de plus malin qu’un simple procès anti-tablette.
Mais si le film se contente de dire : “tech = méchant, jouets = vrai bonheur”, on risque le sermon emballé en pixels.
🧩 Un casting énorme… peut-être un peu trop
Et il y a un autre piège : la surpopulation.
Le casting vocal est énorme, entre Tom Hanks, Tim Allen, Joan Cusack, Greta Lee, Conan O’Brien, Tony Hale, Keanu Reeves et tout le reste.
C’est cool sur l’affiche, mais ça peut aussi transformer le film en armoire Ikea de personnages.
Le risque, c’est que le film ressemble à un coffre à jouets renversé au milieu du salon : beaucoup de pièces, beaucoup de bruit, et pas toujours assez de place pour laisser une vraie émotion respirer.
🎯 Verdict ScreenHub
Alors, on y va ou pas ? Oui, plutôt oui. Comment ne pas craquer ?
Pas les yeux fermés comme à l’époque de Toy Story 3, on est d’accord, mais avec une vraie curiosité.
Parce que Pixar a encore une bonne idée de départ, un vrai pedigree créatif. Après tout, peu de franchises ont autant mérité qu’on leur fasse encore confiance une dernière fois.
Disons qu’on y va avec enthousiasme… et un petit détecteur à cynisme dans la poche.
🎲 Fun fact
Le film aligne non seulement le retour de Woody, Buzz, Jessie, Forky et Duke Caboom, mais introduit aussi Conan O’Brien dans l’univers Toy Story en voix de Smarty Pants. Oui, même cette franchise a désormais son quota de chaos intelligent à lunettes.
🤬 3 questions qui fâchent
Woody contre une tablette, ce n’est pas un peu “Far West vs Wi-Fi” ?
Si, totalement. Et c’est précisément pour ça que ça peut être génial ou ridiculement boomer. Aucun entre-deux confortable.
Buzz multiplié par cinquante, c’est un climax ou une panne logistique chez Mattel ?
Officiellement, cinquante Buzz commémoratifs cherchent Star Command. Officieusement, Pixar a compris qu’un Buzz, c’est bien, mais une armée de Buzz, c’est le chaos avec jingle intégré.
Est-ce qu’on va encore pleurer pour du plastique et du tissu ?
Soyons sérieux deux secondes : évidemment.
Pixar a bâti un empire en nous faisant sangloter pour des jouets, des poissons, des robots et des émotions colorées.
Nous sommes faibles, et ils le savent.

🎬 Pitch
Bonnie découvre Lilypad, une tablette high-tech qui capte toute son attention, laissant Woody, Buzz et les autres jouets face à une nouvelle menace : la technologie. Entre nostalgie, humour et crise existentielle version Pixar, Toy Story 5 explore ce que deviennent les jouets dans un monde où les enfants préfèrent parfois les écrans aux aventures imaginaires.
Voilà, c’est officiel, net, propre, et légèrement terrifiant pour tous les parents qui ont déjà perdu un enfant face à un écran pendant trois heures.
📇 Toy Story 5
Sortie cinéma : 19 juin 2026
Studio : Pixar Animation Studios / Disney
Réalisation : Andrew Stanton
Co-réalisation : Kenna Harris
Production : Lindsey Collins
Genre : animation, aventure, comédie, familial
Durée annoncée : 1h30
Casting vocal confirmé : Tom Hanks, Tim Allen, Joan Cusack, Greta Lee, Conan O’Brien, Tony Hale, Keanu Reeves, Annie Potts, Bonnie Hunt
Statut : sortie uniquement en salles, classification pas encore fixée


