Si Mortal Kombat a longtemps cherché à se prendre au sérieux, Mortal Kombat II a compris l’essentiel : du tournoi, des bastons et zéro complexe. A vérifier en salles le 6 mai 2026.
Spoiler direct : oui, on a plutôt envie d’y aller. Pas parce qu’on croit soudain au grand cinéma de la subtilité, oh que non ! Mais parce que Mortal Kombat II semble avoir pigé un truc simple : les fans veulent enfin le tournoi, Johnny Cage, des fatalités, et zéro honte. Et, miracle, la promo vend exactement ça.
Le premier film de 2021 avait du sang, du lore, des gens très énervés… mais aussi un drôle de complexe : adapter Mortal Kombat sans vraiment faire Mortal Kombat. Cette suite, elle, a l’air de débarquer avec un grand panneau lumineux : “cette fois, on a compris le concept”. Et ça, franchement, ça donne envie de crier “Finish him !” au projectionniste.
🎮 Pitch rapide
Le film suit les champions d’Earthrealm, désormais rejoints par Johnny Cage, dans le vrai tournoi Mortal Kombat contre les forces d’Outworld. L’enjeu est simple, élégant, presque diplomatique : si la Terre perd encore, Shao Kahn envahit tout.
À l’affiche, on retrouve Karl Urban en Johnny Cage, Ludi Lin en Liu Kang, Jessica McNamee en Sonya, Mehcad Brooks en Jax, Hiroyuki Sanada en Scorpion, Joe Taslim en Bi-Han. Vous en voulez encore ? Ok : Adeline Rudolph en Kitana, Martyn Ford en Shao Kahn, Tati Gabrielle en Jade et Damon Herriman en Quan Chi.
✅ Pourquoi ça donne envie
Karl Urban en Johnny Cage, c’est le pari qui peut tout débloquer
La promo vend Cage comme le nouvel angle d’attaque du film : un acteur cramé d’Hollywood balancé dans une guerre mystique ultra-violente. Sur le papier, c’est absurde. Donc parfait.
Ed Boon promet une intro “ridiculously hilarious”, et les trailers le placent clairement au centre. Si Urban trouve le bon dosage entre arrogance, second degré et baffes, ça peut être le moteur qui manquait au premier volet.
Cette fois, il y a enfin… le tournoi. Oui, le fameux
Ça paraît bête à écrire, mais pour une saga qui s’appelle Mortal Kombat, voir enfin le Mortal Kombat en bonne et due forme relève presque de la réparation morale.
Le film met le tournoi au cœur du récit, avec un score visible et un vrai enjeu de fin du monde. Traduction : moins de préliminaires, plus de mandales réglementaires.
Les bandes-annonces font le job : brutalité, lisibilité, nostalgie
La deuxième bande-annonce insiste sur les règles du tournoi, la menace de Shao Kahn, le côté “war for the fate of your world”. Kiff ultime, elle balance les friandises attendues : “Finish him!”, “Get over here!”, “It’s showtime.”
Le petit spot “Let’s F’ckn Go” résume encore mieux la ligne éditoriale : plus de combattants, plus de fatalités, plus de kombat. Ce n’est pas du Andrei Tarkovski, mais ce n’est pas vendu comme tel. Et c’est très bien.
Le casting ressemble enfin à une vraie boîte de jouets Mortal Kombat
Kitana, Jade, Shao Kahn, Quan Chi, Sindel, Baraka… la suite élargit franchement le roster. McQuoid dit vouloir aller “bigger, bolder” et visiter plus de royaumes.
En clair : moins de couloirs gris, plus de fantasy barbare à gros sabots. Pour cette franchise, le bon goût est souvent surestimé ; l’excès, lui, peut être une qualité.
❌ Pourquoi on garde un sourcil levé
Le premier film a laissé une dette de confiance
On ne va pas faire semblant : Mortal Kombat version 2021 avait ses fans, mais aussi un sérieux problème de frustration. Beaucoup de mise en place, pas assez de tournoi, un héros inédit qui n’a pas fait l’unanimité.
Une suite peut corriger tout ça ; elle peut aussi juste mettre plus de budget sur les mêmes défauts.
Les réactions de test screenings, c’est sympa… mais c’est du marketing avec protéines
Jeremy Slater (le scénariste) raconte avoir vu des fans réagir comme devant Avengers: Endgame. Très bien. On aimerait aussi voir les spectateurs qui sont moins excités qu’un cosplayer de Scorpion sous caféine. Ce genre de citation chauffe la machine, mais ne garantit ni rythme, ni écriture, ni équilibre.
Trop de personnages, c’est parfois le fatality de la narration
Le film aligne tellement de combattants qu’on peut craindre le menu dégustation : une entrée, un caméo, un coup spécial, au revoir merci.
Slater lui-même reconnaît qu’avec une vingtaine de figures connues, le risque du “gros machin qui déborde” est réel. Dans un jeu, ça va. Dans un film de 1h56, ça peut cogner un peu court.
⚖️ Verdict ScreenHub
Oui, on va le voir. Avec enthousiasme, mais pas les yeux bandés. Tout ce qu’on sait aujourd’hui va dans le bon sens, sans tenter de faire croire que Mortal Kombat est une dissertation sur l’âme humaine.
Si le film tient sa promesse, ce sera un bon gros plaisir coupable. Et s’il se plante, au moins il aura eu la décence de se planter avec un uppercut circulaire. La subtilité, c’est bien ; la colonne vertébrale arrachée, c’est plus cohérent avec la marque.
🎲 Fun fact
Les skins “version film” de Johnny Cage, Kitana et Shao Kahn ont été intégrés à Mortal Kombat pour accompagner la promo du long-métrage. Le crossover total : tu peux déjà t’habiller pour la projection avant même la séance.
😈 3 questions qui fâchent
Johnny Cage va-t-il sauver le film ou juste voler toutes les répliques ?
Probablement les deux. Et honnêtement, si quelqu’un doit cambrioler le film, autant que ce soit Karl Urban avec des lunettes noires.
Shao Kahn sera-t-il un vrai boss terrifiant ou un méchant en mousse façon cosplay ?
Le personnage doit imposer une menace physique et mythologique. S’il ne fait pas peur dès qu’il apparaît, tout l’enjeu du film s’écroule. Oui, on aime être excessif.
Le vrai risque, au fond, c’est quoi ?
Dans le pire des cas, on aura payé pour voir des gens s’arracher la tête. Et franchement, il y a des pires investissements culturels.

📋 Fiche technique
Titre : Mortal Kombat II
Réalisation : Simon McQuoid
Scénario : Jeremy Slater
Casting principal : Karl Urban, Ludi Lin, Jessica McNamee, Mehcad Brooks, Hiroyuki Sanada, Joe Taslim, Adeline Rudolph, Martyn Ford, Tati Gabrielle
Genre : action, aventure, fantasy
Durée : 1h56
Sortie : 8 mai 2026 aux États-Unis ; 6 mai 2026 en France
Distribution : Warner Bros. / New Line Cinema


