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Super Mario Galaxy, le film : Nintendo vise les étoiles, mais oublie le scénario

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Un blockbuster XXL qui régale les yeux, mais laisse une question en orbite : bon film ou juste gros niveau bonus vendu au prix fort ?

On connaissait Mario qui saute, Mario qui « karte », Mario qui fait du tennis comme s’il préparait Roland-Garros. Voici maintenant Mario qui part sauver la galaxie avec l’énergie d’un enfant sous Champi Étoile.

Le résultat ? Un énorme carton au box-office, des familles ravies, des critiques plus partagées, et une seule vraie question : est-ce qu’on plonge ?

🎬 Pitch rapide

Cette fois, Mario, Luigi et Peach quittent le Royaume Champignon pour une aventure spatiale. Le film embarque aussi Yoshi, Harmonie (Rosalina pour les puristes) et Bowser Jr., pendant que Bowser continue de faire du Bowser : menacer tout le monde, cabotiner, puis menacer encore tout le monde.

Côté voix US, on retrouve Chris Pratt, Anya Taylor-Joy, Charlie Day, Jack Black et Keegan-Michael Key, rejoints notamment par Donald Glover en Yoshi, Brie Larson en Harmonie et Benny Safdie en Bowser Jr.

🚀 Pourquoi ça donne très envie

Le film voit plus grand, plus large, plus cosmique. Et franchement, ça se voit


Là où le premier film jouait la carte “best of Mushroom Kingdom”, celui-ci passe en mode feu d’artifice intersidéral. Le film vend des galaxies, des évacuations en panique, des enjeux plus massifs et une aventure nettement plus ample.

Nintendo et Illumination poussent clairement le curseur du spectaculaire, avec l’idée simple mais efficace : si le premier film était un bon niveau 1, celui-ci veut être le monde 8 avec bonus étoilé.

Le fan service a trouvé son champ lexical amoureux


Harmonie, Yoshi, Bowser Jr., les références directes à Super Mario Galaxy et Galaxy 2 : le film comprend très bien que les spectateurs ne sont pas venus pour une thèse sur la solitude des plombiers en salopette. Ils sont là pour voir des figures cultes, des clins d’œil partout.

Et cette sensation très Nintendo de retrouver un vieux jouet qui fonctionne encore mieux dans la tête que dans les mains. Le public, lui, semble complètement acheter la formule.

Ça cartonne au ciné de manière obscène, presque Bowserienne


Le film a déjà dépassé 1,83 milliard de dollars dans le monde, dont près de 393,3 millions en Amérique du Nord, avec un démarrage domestique à 131,7 millions. En clair : ce n’est pas juste un succès, c’est une machine à pièces d’or.

Et même si le box-office ne fait pas la qualité, il dit au moins une chose : les spectateurs veulent être là, et pas juste pour la clim du multiplexe.

Visuellement, ça marche comme un rêve sous stéroïdes


Même les critiques les moins convaincus reconnaissent l’énergie visuelle du film. Rotten Tomatoes résume bien le problème et la qualité : le monde est coloré, frénétique, spectaculaire, souvent “out of this world”.

Sur le plan du pur plaisir visuel, du mouvement et de l’inventivité façon jeu vidéo gonflé à l’IMAX, difficile de dire que le film arrive les mains vides. Il débarque plutôt avec une cargaison entière d’étoiles de puissance.

🍄 Pourquoi on peut lever un sourcil, voire deux

Le scénario a l’air aussi épais qu’une feuille de papier à rouler Toad


C’est le reproche principal. Rotten Tomatoes parle d’une histoire “threadbare”, autrement dit très légère, presque transparente à force de vouloir foncer. Ce n’est pas dramatique pour un film Mario ; mais si vous espérez autre chose qu’un grand huit ultracoloré, vous risquez de chercher l’émotion entre deux comètes sans toujours la trouver.

Le mot d’ordre semble être : “plus”, pas forcément “mieux”


Plus de personnages, plus de gags, plus de références, plus de vacarme cosmique. Très bien. Sauf qu’à force, certains y voient un film hyperactif qui carbure au zapping émotionnel.

Les mauvaises langues vont jusqu’à comparer l’ensemble à un film “fait pour TikTok”, ce qui est à la fois très 2026 et légèrement insultant. Pour les enfants, c’est probablement une qualité. Pour les adultes qui aiment respirer entre deux scènes, ça peut finir en indigestion de paillettes.

Le film semble pensé d’abord pour les fans et les familles, pas pour convertir les mécréants


Si vous trouvez déjà Mario sympathique, vous avez de fortes chances de passer un bon moment. Si vous appartenez à la grande confrérie des gens qui regardent Nintendo comme une religion avec mascottes, vous serez au paradis.

Mais si l’univers Mario vous laisse de marbre, il y a un risque réel de voir tout ça comme une avalanche de références mignonnes, très bien emballées, sans vrai supplément d’âme. C’est un film qui sait exactement à qui il parle. Et il ne fait pas beaucoup d’efforts pour séduire le voisin.

⭐ Verdict ScreenHub

Oui, on va le voir.
Pas parce qu’on s’attend à découvrir le 2001 de Nintendo, mais parce que le film réussit exactement ce qu’il promet : un blockbuster familial énorme, généreux, drôle, blindé de références, et suffisamment spectaculaire pour justifier la sortie ciné.

On y va avec les bonnes attentes : pas pour une grande leçon de cinéma, mais pour un manège galactique qui assume d’être un manège galactique. Et parfois, c’est très bien comme ça. Surtout quand le manège met Harmonie / Rosalina dans la partie.

🎲 Fun fact

Le synopsis officiel de Nintendo précise que tout part d’un détail très Mario-compatible : l’anniversaire de Peach déclenche l’aventure galactique. Comme quoi, dans cet univers, même une fête d’anniversaire peut finir en apocalypse cosmique. Essayez de battre ça avec un gâteau au chocolat et trois bougies.

😈 3 questions qui fâchent

Harmonie / Rosalina vole-t-elle un peu la vedette à tout le monde juste en entrant dans le film ?

Probablement. Harmonie a toujours eu cette énergie de reine calme dans un monde d’hyperactifs. Dans un film où tout le monde court partout, elle devient la MVP sans forcer.

Yoshi est-il là pour faire avancer l’intrigue ou juste pour déclencher des cris aigus dans la salle ?

Soyons honnêtes : les deux. Mais surtout le deuxième. Et ce n’est pas un reproche, c’est une fonction narrative très noble.

Est-ce que Mario peut maintenant tout faire, ou attend-on juste le film “Mario en thérapie” ?

Vu la trajectoire, on n’est plus très loin. Après les tuyaux, le kart, l’espace, il ne manque plus qu’un drame intimiste en plan fixe sur son rapport à Luigi. A24, appelez Nintendo.

Question bonus : peut-on décemment aller voir Mario quand on a passé les 12 ans ?

Bien sûr — mais il faudra laisser ton cynisme à l’entrée et récupérer ton âme d’enfant. Ou jouer la carte gamer nostalgique.

Crédit Universal Pictures / Nintendo, Illumination

📋 Fiche technique

Titre : The Super Mario Galaxy Movie (Super Mario Galaxy : le film)
Réalisation : Aaron Horvath, Michael Jelenic
Scénario : Matthew Fogel
Voix principales : Chris Pratt, Anya Taylor-Joy, Charlie Day, Jack Black, Keegan-Michael Key, Benny Safdie, Donald Glover, Brie Larson
Genre : animation, aventure, comédie, familial
Durée : 1h38
Sortie cinéma : 1er avril 2026
Production / distribution : Nintendo, Illumination, Universal Pictures

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