- Aaaah, Game of Thrones… GOT, pour les intimes. La saison 1 de la cultissime série HBO nous regarde droit dans les yeux et nous dit : “Tu crois regarder de la fantasy avec des loups et des châteaux ? comme c’est mignon.”
C’est aussi une saison-piège, la plus “classique” en apparence, mais déjà totalement perverse dans sa manière de dynamiter les codes du récit héroïque.
Ici, l’honneur est un hobby dangereux, les enfants sont plus cruels que les adultes, et chaque banquet ressemble à une réunion RH organisée par Machiavel. On te raconte tout ça.
❄️ 1. Winter Is Coming
Le tout premier épisode fait exactement ce que doit faire un très grand pilote : il installe un monde, des dynasties, une menace surnaturelle, une montagne de ressentiments, et il trouve quand même le temps de balancer un enfant par la fenêtre.
Au nord du Mur, des membres de la Garde de Nuit tombent nez à nez avec les Marcheurs Blancs, comme si la série voulait nous dire d’entrée : “Oui, il y a une apocalypse en préparation, mais attendez un peu, on doit d’abord gérer des gens riches avec d’énormes problèmes de succession.”
À Winterfell, Ned Stark exécute un déserteur, Robert Baratheon débarque en vieux copain devenu roi fatigué, et demande à Ned de devenir sa Main après la mort suspecte de Jon Arryn. En parallèle, à Pentos, Viserys Targaryen “vend” littéralement sa sœur Daenerys à Khal Drogo contre une armée — ambiance mariage diplomatique revu par un sociopathe sans nuance.
La série prend aussi le temps de nous offrir les louveteaux Stark, symbole parfait : mignons, sauvages, et promis à une vie émotionnellement très compliquée. Puis Bran grimpe, voit Cersei et Jaime en plein secret incestueux, et là… Jaime le pousse dans le vide. En une scène, Game of Thrones résume son programme : beauté, trahison, sexe, violence, et zéro respect pour ton confort narratif.


