🕵️ Épisode 4 — Kitty Likes to Dance

Le quatrième épisode cueille Rue juste après son interception par la DEA. Deux options lui sont proposées : devenir indic ou viser direct vingt ans de prison fédérale. Comme souvent dans Euphoria, le libre arbitre consiste donc à choisir entre deux formes de cauchemar.
Rue accepte de collaborer et devient une taupe auprès d’Alamo. La voir jouer à l’infiltrée clandestine alors qu’elle a déjà le visage d’une personne qui dort trois heures par semaine et ment depuis l’ère glaciaire ajoute une tension presque ironique à tout l’épisode.
Elle tente de récupérer des informations, observe un monde où le crime a pris la forme d’une entreprise bien huilée. Et commence à mesurer qu’elle n’est plus juste “en mauvaise posture” : elle est coincée entre plusieurs prédateurs institutionnels et criminels.
L’autre fil important concerne Lexi et Jules. Lexi engage Jules pour créer une œuvre destinée au décor de L.A. Nights. Très mauvaise idée de confier à Jules un brief visuel dans un univers qui demande sûrement “sexy mais gérable”, car elle livre une pièce avec quatorze pénis. Quatorze.
Résultat : Lexi se fait humilier par sa hiérarchie et comprend que le monde professionnel n’est finalement qu’un lycée avec des gens mieux coiffés et plus passifs-agressifs.
Pendant ce temps, Maddy prend Cassie en main comme un projet de relance de marque. Elle la relooke, l’oriente, et la pousse vers une opération de séduction opportuniste avec un influenceur populaire, Brandon Fontaine.
Cassie accepte parce qu’il lui faut de l’argent, pendant que Nate, lui, s’effondre presque nerveusement, incapable d’assumer ses dettes, ses ambitions, son couple et même son propre orteil rattaché, devenu apparemment symbole politique intime.
Oui, tu as bien lu. Euphoria atteint ici ce point fascinant où la série peut être à la fois tragique, grotesque et étrangement captivante.
Et puis arrive la séquence finale : le raid de l’équipe de Laurie au club. Harley et Wayne débarquent masqués, menacent Big Eddy, lui tirent dessus, vident le coffre, et repartent avec l’aide de Faye.
La scène est tendue, absurde, noire, presque cartoonesque dans son horreur. Rue comprend vite que Faye est impliquée, notamment grâce à ce détail très Euphoria : ses lèvres deviennent un indice d’enquête. Oui, même les injections labiales finissent par devenir un élément de scénario. Sam Levinson ne recule devant rien, surtout pas devant le grotesque quand il peut le rendre utile.
💡 Focus : Kitty, ou la fin du conte de fées
Le titre pourrait faire croire à un interlude léger. En réalité, Kitty sert surtout à rappeler que dans cet univers, les nouvelles venues sont aspirées très vite par la violence du système. Le glamour n’est jamais qu’une moquette posée sur une cave.


